Cet article est une traduction de l’article rédigé par Anastasia Priyamvada Charitidou, Fondatrice d’Olotites, une association grecque qui relie les arts, l’éducation et le bien-être.

Avez-vous déjà ressenti cette anxiété sourde en prenant la parole, comme si vous voliez le temps des autres ? Ou cette peur d’être coupé au milieu d’une phrase ? Cette difficulté à occuper l’espace de parole trouve souvent ses racines dans l’enfance, lorsque notre voix n’a pas été pleinement accueillie. Les cercles de parole offrent une alternative radicale à cette expérience : des espaces structurés où chaque personne peut s’exprimer sans interruption, accueillie par l’attention totale du groupe.

Dans cet article profondément personnel, Anastasia Priyamvada Charitidou, éducatrice expérientielle et facilitatrice de cercles de parole, partage son parcours et explore ce qui rend ces pratiques si transformatrices. Des racines autochtones aux applications contemporaines, en passant par les bases neurobiologiques de l’écoute authentique, elle décortique les mécanismes qui font des cercles de parole bien plus qu’une simple discussion de groupe. Vous découvrirez comment ces espaces peuvent activer la co-régulation émotionnelle, réduire la honte et créer un sentiment d’humanité commune — et pourquoi il est aussi crucial de comprendre leurs limites.

Que vous soyez curieux de participer à un cercle de parole, intéressé par la facilitation de groupes, ou simplement en quête de pratiques pour améliorer votre rapport à l’écoute et à la parole, cet article vous offre à la fois des clés de compréhension et des outils concrets.

Quand j’ai découvert le privilège d’être écoutée sans interruption

Je me trouvais dans un groupe, écoutant une femme que je venais de rencontrer et qui partageait une histoire longue et, honnêtement, très ennuyeuse. Son histoire ne résonnait pas du tout en moi.

Et pourtant, au lieu d’être irritée ou de prendre mes distances, j’étais captivée.

Plus précisément : captivée par sa relation à l’attention que les autres lui accordaient.

Par l’aisance qu’elle avait à être écoutée.

Sans précipitation.

Sans gêne.

Sans l’anxiété d’être potentiellement interrompue.

Elle n’occupait pas l’espace parce qu’elle l’avait “gagné”, mais parce que visiblement il ne lui était jamais venu à l’esprit qu’elle ne méritait pas cet espace d’écoute. 

Elle n’avait pas peur qu’on lui coupe la parole.

Elle tenait simplement pour acquis qu’elle serait entendue.

Et je me souviens avoir pensé :

Est-ce qu’on t’a toujours écouté comme ça ?

Ou peut-être simplement qu’on ne t’a pas interrompu assez de fois pour que tu cesses de croire que tu ne le mérites pas ?

L’impact de l’enfance sur notre rapport à l’attention

Plus tard, j’ai confirmé une partie de son histoire avec une amie commune et, soyons honnêtes, j’ai réalisé que nous avions une enfance ou plutôt des traumatismes d’enfance très différents.

Pour être plus précise : quand nous étions enfants, nous n’avions pas été vues et entendues de la même manière. 

L’attention des adultes envers les enfants n’est parfois donnée qu’à certaines conditions. Elle dépend du comportement, de la performance ou du silence.

L’attention des adultes envers les enfants n’est parfois donnée qu’à certaines conditions. Elle dépend du comportement, de la performance ou du silence.

Ainsi, grandir avec ça laisse naturellement des traces : cela conditionne la manière dont nous occupons ou revendiquons l’espace plus tard dans la vie.

Je me suis surprise tant de fois à partager quelque chose de profondément important : des événements qui ont changé ma vie, des découvertes personnelles… Et pourtant, quand je prends la parole, il est si rare que je ne ressente pas le besoin de me précipiter, que je ne ressente pas de l’anxiété ou encore que je n’ai pas conscience du temps qui passe.

C’est comme si je volais le temps de quelqu’un d’autre quand je prends la parole. 

Ou comme si j’allais être interrompue, au milieu de ma phrase.

Pourquoi faciliter des cercles de parole et d’écoute est devenu essentiel pour moi

C’est peut-être pour cela que, ces dernières années, les cercles de parole font partie de mes endroits préférés. Avec un groupe de personnes, en plein nature (ou en réalité, presque n’importe où), ce sont des espaces où une personne parle, sans interruption, et les autres offrent le rare cadeau de leur attention totale.

Les cercles de parole et d’écoute ne sont pas de simples discussions de groupe.

Ce sont des espaces de partage et d’écoute non hiérarchiques, ritualisés et structurés, où chaque voix est honorée sans interruption.

Les cercles de parole sont des espaces où chaque voix est honorée et peut s'exprimer sans interruption.

Ce qui est plus précieux encore est lorsque je facilite de tels cercles.

Est-ce ma façon de contribuer ou d’équilibrer, ne serait-ce qu’un peu, la situation de tous ces enfants, adolescents et adultes qui n’ont pas été entendus ?

Avant, après ou même pendant chaque cercle, il y a souvent ce moment où je me surprends à me demander : Qui, dans ce cercle, reçoit peut-être pour la première fois une attention totale ?

Combien de fois une personne se trouve-t-elle dans un espace où tant de personnes, simultanément, sont présentes à travers une telle expérience ?

Nous avons peut-être eu un avant-goût des cercles de parole dans différents contextes :  dans nos premiers groupes d’amis, à l’école, dans des contextes académiques ou professionnels, ou encore dans des structures activistes comme les cercles de sociocratie. Mais dans la plupart de ces situations, cela reste conditionnel en quelque sorte.

L’attention authentique versus l’attention performative

Dans ces cercles de partage, nous ne vivons pas l’attention “performative”, où l’on écoute pour pouvoir répondre. 

A l’inverse, on vit le type d’écoute qui dit :

Je t’entends.

Tu comptes.

Tu n’as pas besoin de gagner mon attention.

Tu es en sécurité, même si ce que tu dis n’est pas toujours intelligible pour moi.

Ce genre de présence est sacré.

Pas nécessairement au sens spirituel mais dans sa rareté et son humanité.

J’ai assisté à des cercles de parole en tant que participante et en tant que facilitatrice : des cercles de réflexion, de célébration, de deuil, d’épuisement, de résistance. Et il y a toujours ce moment où, dans le silence, le groupe sent qu’il se passe quelque chose de sacré. 

Qu’est-ce qu’un cercle de parole, finalement ?

Les cercles de parole sont simples dans leur conception et profonds dans l’effet qu’ils peuvent avoir.

Un groupe se rassemble et les personnes prennent tour à tour la parole avec sincérité, utilisant souvent un “bâton de parole” qui symbolise l’acte de prendre la parole (cela peut être une pierre, une branche ou tout autre objet symbolique). Tous les autres écoutent, sans interruption, sans commenter ou donner des conseils.

Derrière cette simplicité se cache tout un univers de présence, mais aussi d’inconfort, de patience, de connexion et de transformation.

Dans différentes cultures et traditions spirituelles, ces cercles offrent l’expérience d’une véritable communauté.

Une expérience qui reconnaît que chaque voix a besoin d’être entendue et que chaque personne détient un morceau du tout.

Les racines autochtones des cercles de parole

Les cercles de parole et d’écoute ont des racines profondes dans les traditions autochtones du monde entier. 

En Amérique du Nord, les Premières Nations utilisaient depuis des siècles les cercles de conseil comme pratiques sacrées pour la narration, la résolution de conflits et la sagesse collective. Ce n’était pas une technique ; c’était un mode de vie.

En Amérique du Sud, de nombreuses communautés autochtones maintiennent leurs propres formes de cercles, adaptées à leurs traditions et langues particulières.

Ces espaces ne sont pas seulement des lieux d’expression ; ils jouent également un rôle vital dans la résilience des communautés, l’autonomie et l’action collective.

Les cercles de partage sont des lieux de guérison, mais aussi de résistance.

Les traditions de cercles dans différentes cultures mondiales

De même, les Guanches autochtones des îles Canaries pratiquaient des rituels communautaires profondément connectés à la nature, souvent rassemblés dans des cercles de pierre, appelés tagoror, pour des cérémonies spirituelles et la prise de décision collective.

Bien que moins documentés, ces rassemblements étaient imprégnés de symbolisme local, de respect et de partage oral.

Dans de nombreuses autres traditions mondiales (comme les systèmes de griots en Afrique de l’Ouest), les pratiques de transmission orale en Asie et les espaces rituels d’écoute en Océanie, la parole orale, la narration collective et le silence partagé ont un importance sociale et culturelle considérable. 

Ces traditions transmettent des valeurs, des identités et des souvenirs ; non seulement à travers ce qui est dit, mais aussi à travers la manière dont le groupe accueille ces paroles. 

Cercles de parole en occident : comment transposer les pratiques anciennes ?

Plusieurs pratiques contemporaines ont contribué à adapter la profonde sagesse du cercle au contexte de notre époque.

“The Way of Council” : l’écoute comme posture éthique

“The Way of Council” (La Voie du Conseil), développée par la Fondation Ojai, a introduit l’écoute avec le cœur dans l’éducation, l’activisme, la thérapie et le travail communautaire. Ce que j’apprécie le plus dans cette approche, c’est comment elle traite l’écoute non pas simplement comme une méthode, mais comme une posture éthique, une manière de coexister qui résiste à la domination et à la vitesse.

J’ai découvert ça pour la première fois dans des espaces inspirés par le travail de “soulcraft” de Bill Plotkin : des cercles tissés non seulement à travers ce qui est dit, mais aussi à travers la manière dont on déclare sa présence : au sein de la communauté, dans le mystère et en relation avec un monde qui dépasse l’humain.

“The Work That Reconnects” de Joanna Macy

Dans une optique similaire, “The Work That Reconnects” (Le travail qui reconnecte) de Joanna Macy utilise des “processus en spirale” et un partage structuré pour accueillir le deuil, l’émerveillement et l’éveil écologique. Dans les cercles inspirés de son modèle, les gens trouvent souvent des mots pour nommer des émotions qu’ils ne savaient pas pouvoir exprimer publiquement.

Le Dialogue de David Bohm : penser ensemble sans défendre

Le Dialogue de David Bohm suit une perspective différente, pas nécessairement expressive sur le plan émotionnel, mais “spirituellement spacieuse”. Il nous invite à penser ensemble sans défendre nos positions, ce qui permet l’émergence de nouvelles idées et de nouvelles significations. 

J’ai vécu à quel point cela peut être puissant lorsque les groupes résistent à la tentation de donner des solutions, s’entraînent plutôt à offrir un espace de réflexion et s’autorisent à rester dans le questionnement.

S’inspirer sans s’approprier : une question d’éthique

De nombreuses pratiques contemporaines s’inspirent de la sagesse autochtone, que ce soit d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie ou d’ailleurs. Il est important de noter que ces pratiques ancestrales n’ont jamais été de simples “outils” ou “méthodes”. Elles faisaient partie de modes de vie holistiques, souvent pris pour cible ou étouffés par le colonialisme.

En tant que personne profondément touchée par ces approches, j’essaie d’en prendre soin, avec humilité et la conscience que ces traditions ne sont pas les miennes. Il y a une différence entre s’inspirer d’une pratique et se l’approprier. Je crois en la création d’espaces qui honorent les origines sans appropriation culturelle, et je continue d’apprendre à le faire.

Et, ce n’est peut être pas un hasard si les espaces dans lesquels je me suis sentie le plus en sécurité sont ceux ce respect était explicitement nommé.

Pourquoi les cercles de parole fonctionnent-ils ?

Les bases scientifiques : neurobiologie et co-régulation

Les chercheurs dans les domaines de la justice restaurative, de la psychologie positive et des soins tenant compte du trauma arrivent tous à la même conclusion : l’écoute profonde et le fait d’être vraiment entendu peuvent activer la co-régulation, réduire la honte et renforcer notre capacité de connexion.

La vulnérabilité au sein des cercles est liée à des processus physiologiques associés à l’attachement, à la régulation et à la connexion sociale, et nous aide à nous sentir vus et vues, même sans paroles.

Lorsque quelqu’un nous écoute vraiment, notre système nerveux enregistre un sentiment de sécurité.

D’un point de vue neurobiologique, systémique et sociologique, lorsque quelqu’un nous écoute vraiment, notre système nerveux enregistre un sentiment de sécurité.

Le cerveau passe du mode “survie” au mode “connexion”.

La présence, même silencieuse, peut commencer à remodeler de vieilles blessures et à ouvrir de nouvelles voies de guérison.

L’humanité commune comme fondement de la résilience

Kristin Neff, pionnière dans la recherche sur l’auto-compassion, qualifie “l’expérience humaine commune” de pilier fondamental de la résilience émotionnelle. Et c’est précisément ce que révèlent les cercles : nous ne sommes pas seuls.

Parallèlement, des penseurs comme Margaret Wheatley décrivent les cercles comme des systèmes vivants, relationnels, et non linéaires. Le sens émerge à travers la connexion, pas à travers le contrôle.

Contrairement à la plupart des discussions, fragmentées et précipitées, les cercles de partage évoluent davantage comme des réseaux de mycélium : lentement, invisiblement, profondément connectés.

Le rôle de la nature dans les cercles de parole

Lorsque nous nous rassemblons dans la nature (dans les forêts, les jardins ou au bord des rivières), la biophilie s’active.

Zoom sur le terme “biophilie”

Cela désigne l’amour fondamental des humains pour le vivant.

La nature devient co-facilitatrice, nous rappelant que nous faisons partie d’un ensemble plus vaste. Mais ce ne sont pas seulement les arbres qui écoutent.

Des cercles qui se déroulent dans des salles de classe, des camps de réfugiés, des centres communautaires ou des toits-terrasses peuvent tout aussi bien répondre à un profond besoin humain : être vus, être entendus, guérir ensemble.

Les limites des cercles de parole

Pourtant, les cercles ne sont pas magiques en soi.

Ils sont aussi sûrs que la conscience que nous y apportons et les accords que nous respectons.

Parfois, les voix dominantes occupent trop d’espace.

D’autres fois, des personnes partagent plus qu’elles ne l’auraient souhaité, a posteriori.

Et parfois, les facilitateurs (même avec les meilleures intentions) négligent les dynamiques subtiles de pouvoir ou confondent l’intensité de l’émotion avec la profondeur.

Les cercles sont des espaces de transformation. Mais ils doivent aussi être des espaces d’humilité.

Le cadeau de l’attention

Malgré les différences entre ces approches (Tbe Way of Council, The Work that Reconnects, Le Dialogue, etc.), tous les cercles amènent à : 

  • Ralentir.
  • Se synchroniser
  • Devenir témoins, ensemble

C’est pourquoi, dans certains contextes, je les appelle “les cadeaux de l’attention”. 

Comment je structure mes cercles de parole

En combinant mon expérience personnelle et ma pratique, j’en suis venue à structurer les cercles que je facilite de manière à ce qu’ils soient inclusifs, spacieux et adaptables.

D’abord, nous clarifions l’intention du cercle : 

  • Pourquoi sommes-nous ici ? 
  • Qu’est ce que nous honorons, explorons et permettons d’exister ?
  • Quel est la question ou le sujet que nous sommes appelés à « goûter » ?

Les principes essentiels d’un cercle d’écoute et de parole

Ensuite, nous nommons quelques accords simples mais essentiels :

  • Parle avec le cœur. Pas pour répondre ou impressionner, mais pour partager ta vérité.
  • Écoute avec le cœur. Avec présence, pas avec des réponses toutes faites.
  • Parle de ce qui est essentiel. Ne dis pas tout, mais uniquement ce qui est nécessaire.

Protège le cœur de chacune et chacun. Ce qui est partagé dans le cercle reste dans le cercle. La confidentialité n’est pas une règle : c’est un acte de soin.

L’importance des cadres temporels

En tant que personne qui a souvent peur de “trop” partager, ou qui est très consciente de  “l’espace qu’elle occupe”, j’ai appris à aimer les cadres temporels.

Je ne les vois pas comme des contraintes rigides, mais comme des structures douces.

Des cadres qui offrent la liberté.

Un temps de parole de deux ou trois minutes ne limite pas l’expression ; elle la structure.

Elle aide ceux et celles qui ont tendance à s’éloigner, elle les aide à revenir à leur essence.

Et encourage doucement les voix plus silencieuses à revendiquer leur espace également.

Le cercle d’objet : une méthode puissante

L’une de mes formes préférées de cercle est le “cercle d’objet”.

Chaque personne est invitée à choisir quelque chose en lien avec le thème (un objet de son sac, de sa poche ou même présent dans l’espace) et à partager son histoire.

Qu’est-ce que cela signifie pour elle ? Qu’est-ce que cela fait remonter à la surface ?

Un tour habituel du type “présentez-vous” n’a pas le même effet.

En revanche, avec les objets, nous voyageons dans le temps.

Entre continents, mémoires familiales, habitudes étranges, chagrins et joies.

Pourquoi je ne partage pas ce qui se dit durant un cercle

Si seulement je pouvais partager certaines de ces histoires (juste pour montrer la beauté, la profondeur, la magie inattendue…).

Mais je ne le ferai pas.

Parce que l’un des principes les plus importants est la confidentialité.

Nous ne transportons pas l’histoire de quelqu’un en dehors de cet espace.

Nous la gardons avec soin et respect.

Nous en devenons témoins, et la laissons là où elle a été exprimée. 

Le cadre, le “contenant”, le cercle est temporaire dans sa structure, et éphémère dans le temps.

Et pourtant, quelque chose reste.

La marque d’une présence.

Le sentiment que nous étions là.

A qui s’adressent les cercles de parole ?

Si vous n’avez pas grandi dans un environnement où les autres prenaient le temps de vous écouter, si votre voix a été ignorée, interrompue ou humiliée, un cercle peut vous sembler étrange de prime abord. 

Si, au contraire, on vous a toujours écouté, mis en avant ou que vous étiez, pour le meilleur ou pour le pire, le centre de l’attention, alors peut-être le cercle devient-il un lieu pour distribuer la parole et la lumière des projecteurs.

Pour prêter attention à celles et ceux qui parlent rarement.

Pour écouter sans avoir besoin de diriger.

Et si vous vous trouvez quelque part entre les deux (comme la plupart d’entre nous), alors un cercle peut simplement être l’espace dont vous ne pensiez pas avoir besoin. 

Un espace pour : 

  • Ralentir.
  • Vous redéfinir
  • Vous souvenir

Ils ne changeront pas le monde en une nuit. Mais ils peuvent changer l’atmosphère d’une pièce. Et parfois, c’est suffisant pour commencer.

Portrait de Anastasia Priyamvada Charitidou, fondatrice et directrice artistique d'Olotites, une organisation interdisciplinaire qui relie les arts, l'éducation et le bien-être.

A propos de l’auteur

Anastasia Priyamvada Charitidou est la fondatrice et directrice artistique d’Olotites, une organisation interdisciplinaire qui relie les arts, l’éducation et le bien-être. En tant qu’éducatrice expérientielle et facilitatrice, elle conçoit et guide des projets qui invitent à la réflexion, à la compassion et à l’expression authentique. Son travail fait le pont entre l’incarnation, le théâtre et la psychologie, explorant comment la conscience intérieure peut mener à une croissance collective. Grâce à des initiatives financées par l’UE, notamment le projet Erasmus+ « comPASSION is sexy », elle continue d’explorer comment la compassion peut être à la fois une pratique personnelle et une force sociale de changement.